A la memoire de Yaguine Koita et Fode Tounkara
… découverts morts gelés le 02 août 1999 dans le train d’atterrissage d’un avion à l’aéroport de Bruxelles.
Deux ans après, jour pour jour, le 02 août 2001, l’AFVIC était créée.
Les deux adolescents portaient sur eux cette lettre :
« Excellences, Messieurs les membres et responsables d’Europe, Nous avons l’honorable plaisir et la grande confiance pour vous écrire cette lettre pour vous parler de l’objectif de notre voyage et la souffrance de nous, les enfants et jeunes d’Afrique. Mais tout d’abord, nous vous présentons les salutations les plus délicieuses, adorables et respectées dans la vie [...] Nous vous en supplions pour l’amour de votre beau continent [...]. En plus, pour l’amour et l’amitié de notre créateur «Dieu», le Tout-Puissant, qui vous a donné toutes les bonnes expériences, richesses et pouvoirs de bien construire et bien organiser votre continent à devenir le plus beau et admirable ami des autres. C’est à votre solidarité et votre gentillesse que nous vous appelons au secours en Afrique. Aidez-nous, nous souffrons énormément en Afrique, aidez-nous, nous avons des problèmes et quelques manques des droits de l’enfant. Au niveau des problèmes, nous avons: la guerre, la maladie, la nourriture, etc… Quant aux droits de l’enfant, c’est en Afrique, surtout en Guinée, nous avons des écoles, mais un grand manque d’éducation; sauf dans les écoles privées, où on peut avoir une bonne éducation et un bon enseignement, mais il faut une forte somme d’argent, et nous nos parents sont pauvres [...] Donc, si vous voyez que nous nous sacrifions et exposons notre vie, c’est parce qu’on souffre trop en Afrique et qu’on a besoinde vous pour lutter contre la pauvreté et mettre fin à la guerre en Afrique. Néanmoins, nous voulons étudier, et nous vous demandons de nous aider à étudier pour être comme vous en Afrique. Enfin, nous vous en supplions de nous excuser très très fort d’oser vous écrire cette lettre en tant que vous les grands personnages à qui nous devons beaucoup de respect. Et n’oubliez pas que c’est à vous que nous devons plaigner la faiblesse de notre force en Afrique. »

Ils ont cru à l’Europe et sa générosité.







