10 ans déjà !
Cela fait déjà sept années que l’AFVIC se tient auprès des victimes de l’immigration clandestine, depuis le 02 août 2001, date de commémoration de la mort de deux enfants guinéens ayant voulu goûter à l’eldorado européen… C’est l’occasion pour nous de faire le point sur les objectifs de l’association.
L’AFVIC a été créée en réaction à l’ampleur prise par les drames liés à l’immigration clandestine, autant aux tragédies des noyades répétées, qu’à la perte sociale et humaine pour la société marocaine que représente le départ d’une partie importante de la jeune génération. Alors que la migration est un phénomène traditionnellement valorisé en termes d’envoi au pays de devises des Marocains résidant à l’étranger, la migration clandestine constitue désormais un problème de société aux conséquences humaines douloureuses, sur lequel l’AFVIC a voulu attirer l’attention, susciter une mobilisation de la société civile et formuler une vision spécifique à un pays de départ.
La présence au Maroc des migrants subsahariens en transit, les conditions de vie difficiles et les tragédies qui en découlent, tout comme les réactions ambivalentes de la société marocaine qu’elle révèle – entre solidarité et rejet, est le prolongement de cette situation et l’AFVIC s’en est naturellement saisi.
Néanmoins, la société civile marocaine ne doit pas perdre de vue que l’essentiel est d’abord de garantir aux Marocains des conditions de vie respectueuses de leurs droits et de leur dignité dans leur pays, afin que la migration ne soit plus la seule issue envisageable pour surmonter l’absence de perspective individuelle et collective. Dans cette optique, l’AFVIC entend susciter une vaste mobilisation autour de la promotion des droits, et en particulier des droits économiques, sociaux et culturels.
Car si la liberté de circulation est un droit reconnu par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, elle doit être inséparable du droit de trouver chez soi les conditions propices à son épanouissement personnel, tout aussi reconnu par diverses dispositions de la DUDH.
Associativement vôtre,
L’équipe AFVIC







